Photo : David Clifford
Dans le même numéro

Sens et formes de la fragilité - Jean-Louis Chrétien

Entretien avec Jean-Louis Chrétien. Propos recueillis par Michaël Fœssel et Camille Riquier

Depuis Symbolique du corps[1], vous vous consacrez aux origines de la subjectivité moderne. Dans votre dernier ouvrage, votre attention se porte sur la «fragilité[2]», un des mots anciens pour dire ce que notre modernité a depuis appelé «finitude», au risque d’en avoir appauvri le sens. En quoi interroger notre fragilité vous permet-il de poursuivre votre projet?

J’aime procéder avec un fil conducteur précis et saisissable. Il m’est arrivé plusieurs fois de partir d’un simple mot que je suis dans toutes ses dimensions (dans la philosophie, mais aussi en dehors d’elle, dans la théologie, la littérature, la poésie ou l’histoire). C’est ainsi par exemple que j’avais écrit un livre intitulé la Joie spacieuse, mais dont le sous-titre indiquait le mot qui lui servait de fil conducteur : Essai sur la dilatation[3]. L’intérêt de tels termes, qui désignent des affects ou des dimensions de la condition humaine (

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Jean-Louis Chrétien

Dans le même numéro

À l’occasion de la rétrospective consacrée à Chris Marker par la Cinémathèque française, le dossier de la revue Esprit revient sur les engagements de celui qui en fut un collaborateur régulier. Propres à une génération forgée par la guerre, ces engagements sont marqués par l’irrévérence esthétique, la lucidité politique et la responsabilité morale. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Louis Chrétien sur la fragilité, les défis du numérique à l’école et les lectures de Marx en 1968.

 

Pour aller plus loin, découvrez une sélection de textes écrits par Chris Marker dans Esprit entre 1946 et 1951 : Chris Marker, cinéaste-chroniqueur