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À gauche, le retard des idées sur les faits (entretien)

mars/avril 2011

#Divers

Pourquoi le discrédit de la droite profite-t-il si peu à la gauche ? Sonbagage intellectuel est-il encore adapté à la période ? En revenant sur lesdébats internes de la gauche française, en particulier l’histoire de la« deuxième gauche », l’historien et éditorialiste s’interroge ici sur les responsabilitésdes intellectuels et des médias, et sur son propre parcoursaprès son départ du Nouvel Observateur.

Esprit –Une grande part de votre parcours est identifiée au courant politique de la « deuxième gauche », dont l’image n’est plus très claire aujourd’hui, si tant est qu’elle ait jamais pu se définir de manière univoque. Mais, aussi pluriel et complet que soit ce courant à la fois politique et intellectuel, la réflexion sur les notions d’État et de société civile, et sur leurs rapports mutuels, était centrale.

Jacques Julliard –Oui, mais l’intérêt pour ces notions ne vient pas d’abord d’un parti pris pour la société civile : la question fondamentale au lendemain de la guerre était celle de la modernisation de l’État. Celle-ci passait alors par le thème de la planification, qui a joué un rôle important

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