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Entre droit du sang et droit du sol. Quelle nationalité pour les réfugiés ?

février 2016

#Divers

Quelle nationalité pour les réfugiés ?

L’accès des réfugiés à la nationalité d’un des États membres de l’Union européenne doit sortir de l’impasse d’un droit du sang hasardeux et d’un droit du sol limité à un seul État.

À la faveur de la crise des réfugiés, l’élargissement territorial de l’Union européenne cède désormais la place à l’élargissement démographique1. La question de l’intégration de ces nouveaux arrivants dessine les contours des politiques juridiques relatives à la nationalité en Europe : l’accès à la nationalité est en effet l’une des plus solides perspectives d’intégration de milliers de réfugiés s’installant, au fil des conflits, sur le continent.

Une rupture profonde naît de la reconnaissance du statut de réfugié : elle marque le délitement du lien de nationalité entre l’individu protégé et son État d’origine, considéré incapable d’assurer sa protection, ou même à l’origine de persécutions. L’accès à la nationalité du pays d’accueil est donc un moyen d’intégration

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LEPOUTRE Jules

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Dans un contexte de déculturation et de repli identitaire, les affirmations religieuses – en particulier celles de l’islam – interrogent les équilibres politiques et mettent les sociétés à l’épreuve. Les textes d’Olivier Roy, Smaïn Laacher, Jean-Louis Schlegel et Camille Riquier permettent de repenser la place des religions dans l’arène publique, en France et en Europe.

A lire aussi dans ce numéro, une critique de l’état d’urgence, un journal « à plusieurs voix », une réflexion sur l’accueil des réfugiés, une présentation de l’œuvre de René Girard et des réactions aux actualités culturelles et éditoriales.