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Game of Thrones : violence, sexe et Moyen Âge

août/sept. 2014

#Divers

Jamais une série télévisée n’aura provoqué un tel engouement. Pourtant, rien de particulièrement nouveau dans l’univers et l’intrigue proposés par Game of Thrones. Le genre s’apparente à ce que l’on pourrait appeler de la « fantasy médiévale » : un royaume imaginaire particulièrement complexe, sept couronnes et une lutte de pouvoir pour s’emparer du Trône de fer. L’intrigue, avant tout politique, mêle univers de chevalerie et éléments magiques. Comment comprendre alors qu’elle fascine une audience si large, composée en majorité de jeunes adultes de vingt à trente-cinq ans ? Contrairement aux autres références du genre, la complexité de Game of Thrones la destine à un public plus averti. Car ce n’est pas le surnaturel qui domine, mais bel et bien la lutte politique, comme dans ces autres séries à succès du moment : House of Cards, Borgia, Borgen1.

L’une des raisons de ce succès s’explique par les stratégies de diffusion, qui permettent à la série d’occuper tout l’espace médiatique. Chaque nouvel épisode sature les canaux d’informations à l’échelle mondiale. Dès le soir de la première retransmission, les réactions pleuvent sur

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