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L’union des démocraties : un semblant de multilatéralisme sans légitimité ?

août/sept. 2008

#Divers

L’échec de l’Onu est-il dû au fait que les nations démocratiques sont obligées de composer avec tous les régimes autoritaires de la planète ? Ne faut-il pas en tirer les conséquences en créant une union mondiale d’un nouveau type, réservée exclusivement aux démocraties ? Cette idée qui se développe aux États-Unis recèle de nombreuses difficultés cachées.

Depuis leur intervention en Irak, un consensus assez large existe aux États-Unis sur le caractère illusoire de l’unilatéralisme. Pour autant, le retour au multilatéralisme n’est pas acquis. Comme d’autres pays, les États-Unis ne se satisfont pas des organisations internationales existantes. Mais leur critique repose sur une idée qui leur est propre, formulée ainsi dans la stratégie nationale de sécurité de 2006 : « Dans le monde actuel, la nature fondamentale du régime importe autant que la distribution de la puissance entre les États. »

Au-delà de l’administration Bush et des cercles néoconservateurs, l’efficacité et la légitimité des Nations unies sont remises en cause du fait de la participation des pays non démocratiques1.

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Manuel Lafont Rapnouil

Diplômate de carrière, Manuel Lafont Rapnouil est aujourd'hui directeur du Bureau de Paris et Senior Policy Fellow pour l'European Council on Foreign Relations (EFCR).

PERETZ Pauline

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