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Retour au politique ou nouvelles illusions ? (Introduction)

La rupture Sarkozy ? Elle ne fait guère de doute sur le plan de l’histoire politique : rupture avec le gaullo-chiraquisme et avec le partage des rôles issu de l’après-guerre et des trente glorieuses (le social à gauche et l’État à une droite plus technocratique que parlementaire). La rupture apparaît également dans le choix des mots et la manière de désigner les tensions dont souffre le pays, en redonnant crédit à l’idée qu’il est possible d’affronter les difficultés, mais aussi en prenant le risque d’aggraver les clivages, voire d’attiser les antagonismes au sein de la société. Elle est également manifeste sur le plan des institutions puisque le choix délibéré du présidentialisme ne restera pas sans répercussions sur le plan constitutionnel. Mais elle se fait peut-être moins sentir sur le plan des partis politiques puisque l’Ump est verrouillée par le président et que la démocratie participative valorisée par Ségolène Royal a paradoxalement rendu plus visible l’état d’apesanteur du Parti socialiste. Bref, les constitutionnalistes travaillent en commission sous la houlette de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur, les institutions glissent vers la présidentialisation et les partis sont tenus en laisse ou fragilisés. Mais surtout, et l’essentiel est là, les Français ont repris goût pour la politique à l’

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Marc-Olivier Padis

Directeur de la rédaction d'Esprit de 2013 à 2016, après avoir été successivement secrétaire de rédaction (1993-1999) puis rédacteur en chef de la revue (2000-2013). Ses études de Lettres l'ont rapidement conduit à s'intéresser au rapport des écrivains français au journalisme politique, en particulier pendant la Révolution française. La réflexion sur l'écriture et la prise de parole publique, sur…

Michaël Fœssel

Philosophe, il a présenté et commenté l'oeuvre de Paul Ricoeur (Anthologie Paul Ricoeur, avec Fabien Lamouche), a coordonné plusieurs numéros spéciaux de la revue, notamment en mars-avril 2012 "Où en sont les philosophes ?". Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit.  Il est notamment l'auteur de L'Équivoque du monde (CNRS Éditions, 2008), de La Privation de l'intime (Seuil, 2008), État de

Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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