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Saisir le moment d’un dialogue arméno-turc

juillet 2006

#Divers

La proposition de loi, déposée par les socialistes, visant à pénaliser la négation du génocide arménien, n’a pas abouti, la discussion n’ayant pas été suivie de vote le 18 mai 2006, au terme de manœuvres confuses dont les groupes parlementaires se sont rejeté la responsabilité. Le débat, en dehors du Parlement plus qu’en son sein, a été vif et pourrait s’amplifier si le groupe socialiste profite d’une prochaine niche parlementaire, à l’automne, pour déposer à nouveau sa proposition comme il l’a laissé entendre. La mobilisation de la communauté arménienne a été forte, presque aussi forte que lors du vote de la loi portant reconnaissance du génocide en 2001. Le gouvernement et les milieux d’affaires turcs ont réagi, comme à l’époque, en menaçant la France de boycott. La nouveauté est venue de l’opposition manifestée par les historiens déjà signataires à la fin 2005 d’une pétition contre toutes les lois qui disent l’histoire, de la loi Gayssot aux lois sur l’esclavage et la colonisation française, en passant par celle de 2001.

La revendication arménienne, avant même de parler de l’additif pénal, représente en effet le cas le plus pur de demande de « loi mémorielle ». L’affirmation publique de cette communauté e

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par Marian Michel


Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien....

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