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Entre les murs, de Laurent Cantet : la fatalité de l’échec ?

novembre 2008

#Divers

Laurent Cantet possède deux talents rarement alliés dans le cinéma français : celui de porter une attention très fine aux déterminations sociales et aux conflits qu’elles engendrent, et celui de tendre des ressorts dramatiques qui font d’Entre les murs, comme de Ressources humaines, une tragédie se déroulant dans un cadre très réaliste.

Rituels et tensions

Tout est juste dans la manière dont Laurent Cantet reconstitue la vie d’un collège « sensible » du 19e arrondissement parisien. On (s’)y croit, on est captivé par l’extraordinaire naturel des acteurs non professionnels – même si les collégiens et les professeurs du collège Françoise Dolto jouent peu ou prou leur propre rôle, le résultat était loin d’être garanti – et par la véracité des notations : dès les premiers plans, sitôt qu’il pénètre avec François, le personnage principal, jeune prof de français, entre les murs du collège, le spectateur ressent la clôture du lieu, le caractère labyrinthique, voire carcéral de cette enfilade de cours, d’escaliers, de coursives, de couloirs, de portes et de grilles.

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