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L'aura d'un visage paysan (retour sur La vie moderne, de Raymond Depardon)

octobre 2009

#Divers

Retour sur La vie moderne, de Raymond Depardon

On a tous en tête des images bouleversantes, des paysages comme ceux du cinéaste iranien Abbas Kiarostami par exemple. Mais celles de ce paysan fatigué, brûlé par les années et la solitude, celles de ce paysan qui s’appelle Paul Argaud sont troublantes. Elles ne sont pas comparables à ceux de la grande photographie des années 1930, celle qui a photographié, à l’instar de Walker Evans, les visages de la Grande dépression en milieu rural. Les images de ce paysan que l’on a déjà vu dans les deux films précédents de la trilogie Profils paysans (diffusion Arte vidéo) ont été souvent commentées par les chroniqueurs qui ont vu La vie moderne de Raymond Depardon (ce film intervient après Approches et Le quotidien).

Ce ne sont pourtant pas n’importe quelles images : le visage de Paul Argaud est là, face à nous sur l’écran, en train de nous regarder en apparence. Il est assis à sa table de cuisine et affirme ne pas vouloir prendre sa retraite. On voit ses cheveux longs, style hippie d’une autre époque, style le chanteur Jean-Louis Murat qui arpente ces terres de petite montagne, ce visage moins buriné que cre

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par MONGIN Olivier


Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012 Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques...

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