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La gauche à l'épreuve d'une histoire mondialisée

septembre 2016

#Divers

Face à la radicalisation de la vie politique, il faut élaborer une critique de la mondialisation, irréductible à sa dimension économique (dynamiques migratoires, révolution technologique) et génératrice d’inégalités, au profit d’une démocratie qui s’imagine un avenir.

Le commentaire ininterrompu portant sur la vie politique française ne surprend plus guère. On en connaît les refrains. Premier leitmotiv : le décrochage entre une classe politique à la traîne de l’agenda national ou européen et des acteurs sociaux qui marquent leur distance sur des modes protestataires contrastés. La gauche et la droite traditionnelles, confrontées à l’« installation » du Front national dans les urnes et dans les têtes, en font simultanément les frais, ce qui a pour effet de saborder la bipolarisation droite/ gauche qui reste pourtant la norme pour la plupart des observateurs. Non sans raison d’ailleurs ! Michel Rocard en défendait toujours le principe pour une raison simple : le clivage droite/gauche permet à l’opinion publique d’opérer des choix clairs. Mais – second leitmotiv – si le Front national impose de facto les règles d’un jeu politique à trois, il favorise également une « radicalisation » du langage politiq

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par Mongin Olivier


Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012 Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques...

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