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Le plaisir comme rêve d'intensité

juil./août 2017

#Divers

La violente urgence du désir, puis son effacement dans le cadre de la vie conjugale, doivent être interprétés selon la construction sociale des distinctions de genre et des discours savants sur la sexualité. La volonté de jouir « toujours plus », désormais signe de l’intensité de la vie et non plus condamnée, fait pourtant coïncider la sexualité et la cruauté dans la possession (du corps) de l’autre.

The violent urgency of desire, then its fading in married life, should be understood according to social construction of genders and scholarly discourse on sex. The will to always climax more, now the sign of life’s intensity and no longer condemned, make sexuality and cruelty meet in “getting” the other(’s body).

« Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, chagrin d’amour dure toute la1… » Cette phrase chantée est presque une maxime : c’est le moment qui est la forme d’historicité du bonheur amoureux, au cœur duquel brille l’instant du plaisir, encore plus bref. En revanche, la suite est longue des regrets ou des remords. Même si le voluptueux désespéré s’écrie : «&

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par NAHOUM-GRAPPE Véronique


Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Elle a travaillé sur la violence, les rapports entre les sexes, la dépendance (notamment l'alcool, voir son livre Vertiges de l'ivresse. Alcool et lien social, Descartes et Cie, 2010). Tout en s'intéressant aux lieux de violence et de privation de liberté (camps de réfugiés en ex-Yougoslavie, prisons...),...

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