Dans le même numéro

Nuit debout

juil./août 2016

#Divers

Place de la République, 31-47 mars 2016

Lieu de vie collective, la place de la République est occupée par le mouvement Nuit debout. Nouvelle forme de vie politique fondée sur l’injonction minimale de se tenir debout, Nuit debout s’inscrit dans la continuité des manifestations qui, depuis les années 2010, occupent une place centrale urbaine pour réclamer plus de démocratie.

Depuis le 31 mars 2016, la place de La République est occupée par un mouvement de contestation politique né des manifestations contre la loi Travail, dite El Khomri, proposée ce printemps par la ministre du même nom. Ce soir-là, les manifestants ne sont pas rentrés se coucher chez eux : « On reste debout cette nuit », « c’est Nuit debout ! » Depuis, le mois de mars n’a plus de fin, avec cette invention ludique d’une extension de la ligne du temps martien vers un ailleurs politique. Comment décrire ce mouvement ? Ici, quelques impressions à l’occasion de traversées aléatoires de la Nuit debout.

L’ombre des massacres

Depuis que la place de la

Lecture réservée aux abonnés

Prolongez l'expérience en vous procurant un abonnement, dès 7 € pour un mois de découverte (4,90 € tarif réduit) : Boutique > Abonnements

par NAHOUM-GRAPPE Véronique


Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Elle a travaillé sur la violence, les rapports entre les sexes, la dépendance (notamment l'alcool, voir son livre Vertiges de l'ivresse. Alcool et lien social, Descartes et Cie, 2010). Tout en s'intéressant aux lieux de violence et de privation de liberté (camps de réfugiés en ex-Yougoslavie, prisons...),...

Dans le même numéro