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La diplomatie américaine face au drame syrien

mars/avril 2016

La situation au Moyen-Orient pèsera lourdement sur le bilan de la présidence Obama. Or l’instabilité en Irak et la guerre civile en Syrie semblent s’aggraver de jour en jour. En Syrie on compte déjà plus de 260 000 victimes, entre la répression brutale menée par le président Bachar el-Assad et le développement de l’État islamique (Ei), entré dans le pays depuis l’Irak à partir de 2012.

Les États-Unis peuvent-ils être tenus responsables de la situation ? Les acteurs locaux ne se déchirent-ils pas entre eux de leur propre chef, depuis 2011 ? Peut-on reprocher à Obama d’avoir misé sur un accord avec l’Iran, seul capable de modifier à long terme les équilibres régionaux ? Le problème tient en réalité à une incohérence importante dans la position américaine : depuis 2011, l’administration Obama exige le départ du dictateur Bachar el-Assad comme préalable à tout règlement politique du conflit – mais elle refuse dans le même temps d’engager des actions concrètes contre le régime de Damas.

La prudence américaine est peut-être justifiée. Les États-Unis n’ont pas d’intérêts stratégiques prioritaires à défendre en Syrie. A

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NARDON Laurence

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Pour son numéro double de mars-avril, la revue consacre le dossier central à la question des colères. Coordonné par Michaël Fœssel, cet ensemble original de textes pose le diagnostic de sociétés irascibles, met les exaspérations à l’épreuve de l’écriture et se fait la chambre d’écho d’une passion pour la justice. Également au sommaire de ce numéro, un article de l’historienne Natalie Zemon Davis sur Michel de Certeau, qui reste pour le pape François « le plus grand théologien pour aujourd’hui », ainsi que nos rubriques « À plusieurs voix », « Cultures » et « Librairie ».