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Dans le même numéro

Les États-Unis dans un monde à l'état de nature

juil./août 2017

#Divers

Donald Trump a-t-il une pensée politique véritablement cohérente ? Lors d’un séminaire à l’Ifri en avril 2017, le journaliste conservateur David Frum nous a prévenus : « Les gens intelligents cherchent à mettre de la cohérence là où il n’y en a pas ». De même, dans le New York Times, l’éditorialiste David Brooks évoque « un type dont les pensées ne sont souvent que six lucioles qui clignotent au hasard dans un bocal1 ». À la Maison-Blanche ces temps-ci, chaque journée voit se succéder des déclarations brutales ou saugrenues, sujettes par la suite à une exégèse laborieuse de la part des plus proches conseillers du Président, suivant des lignes idéologiques contradictoires. L’ensemble est obscurci par les incertitudes qu’introduit l’affaire des collusions de sa campagne de 2016 avec des « intérêts » russes. Cet effet de kaléidoscope ne peut qu’entraver l’analyse.

Cependant, la séquence du premier voyage officiel du Président à l’étranger, en mai, établit sans conteste et dans l’action concrète ce que l’on peut appeler pour l’heure la « doctrine » Trump. Pendant toute sa campagne de 2016, le candidat avait clairement affirmé une posture « jacksonienne » de repli nationaliste, ainsi que l’avait analysé à l’époque Walter Russell

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