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House of Cards : l'Amérique sous la férule de Washington

août/sept. 2014

#Divers

House of Cards offre une nouvelle illustration de l’extension du champ d’application de la politique des auteurs au domaine des séries télévisées. À la vision des deux premières saisons de cette série produite par Netflix, il est frappant de constater combien, dix-huit ans après Seven, la nouvelle collaboration de David Fincher, producteur exécutif et réalisateur des deux premiers épisodes, avec Kevin Spacey qui prête ses traits à Frank Underwood, un homme politique dont la fourberie n’a d’égale que la perfidie, est placée, tout comme la précédente, sous le signe de la fascination du mal. House of Cards porte la marque du pessimisme de Fincher : si Seven et zodiac s’achèvent pour le premier sur la victoire morale du mal, pour le second sur l’échec de la police dans une célèbre affaire de serial killer, rien ni personne dans cette fiction qui dresse un portrait au vitriol du personnel politique américain ne semble en mesure d’empêcher le terrible Underwood d’accéder au poste suprême.

Personnages pervers

À l’image de nombre de séries, comme les Sopranos ou Breaking Bad, dont le protagoniste est un antihéros, la matière de House of

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