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Quelle place pour la spiritualité dans le soin ?

juin 2014

#Divers

De plus en plus d’hôpitaux proposent à leurs patients un accompagnement spirituel. Mais celui-ci pose de nombreuses questions : comment définir la spiritualité dans un contexte médical ? Qui doit se charger de cet accompagnement ? Comment s’assurer que celui-ci répond à une volonté du patient et ne risque pas de se transformer en abus de sa vulnérabilité ?

Lorsque Cicely Saunders, dans les années 1960, fait de la spiritualité une dimension à part entière de la personne souffrante1, elle ne peut encore prévoir que le nombre de publications sur ce thème connaîtra, cinquante ans plus tard, une croissance exponentielle ; que des facultés, des chaires et des laboratoires de recherche dédiés à cette question se créeront à travers le monde et que des modèles cliniques d’accompagnement seront mis en place dans de nombreux hôpitaux. La « souffrance spirituelle », les « besoins spirituels » et le « bien-être spirituel » sont autant de notions qui rentrent peu à peu dans le langage courant de la médecine. En France, la définition officielle des soins palliatifs fait mention de la spiritualité, des congrès sont consacrés à cette question et une « unité de

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