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Les fractures de la gauche de 1995 à 2015 (entretien)

décembre 2015

#Divers

Faire retour sur les grèves de 1995 à l’occasion de la réforme de la Sécurité sociale, sur le débat de 2005 autour de la Constitution européenne et sur les révoltes des banlieues de 2005 permet d’analyser les divisions de la gauche en France et son incapacité à s’opposer à la droitisation de la société.

Esprit – La campagne pour les élections régionales, comme les précédentes élections intermédiaires, montre une préoccupante radicalisation de l’opinion. On sent bien dans l’ambiance générale une « droitisation » des débats et un relatif effacement de la question sociale. Peut-on dire que la droite impose aujourd’hui l’agenda politique ?

Joël Roman – Plutôt que la droite, je dirais que c’est le Front national qui impose l’agenda politique. Les thèmes politiques qu’il met en avant visent à cibler d’une part le processus d’intégration européenne et ses partisans, et d’autre part les immigrés et l’islam. Venant de l’extrême droite, ces thèmes ne sont guère surprenants, mais il est étonnant de constater qu’ils trouvent un écho, de plus en plus large, auprès de la droite classique et même d’une partie

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