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Positions – La reconnaissance du vote blanc, une fausse bonne idée

janvier 2014

#Divers

Depuis plusieurs années déjà, des voix s’élèvent qui font de la reconnaissance du vote blanc une avancée démocratique décisive. La proposition est apparue aux yeux de beaucoup suffisamment fondée pour qu’un parti politique, L’Udi de Jean-Louis Borloo, l’érige en véritable cheval de bataille et aille jusqu’à présenter une proposition de loi en ce sens par l’intermédiaire d’un de ses élus, François Sauvadet. Celui-ci a gagné une première manche, puisque sa proposition de comptabiliser les bulletins blancs lors des consultations électorales a été majoritairement adoptée par l’Assemblée nationale. Il est vrai que les députés en ont repoussé la mise en œuvre au lendemain des municipales et peut-être des européennes. Mais il en va dans ce domaine comme dans d’autres : quand une proposition s’avance parée de tous les atours de l’évidence progressiste, elle finit par l’emporter un jour ou l’autre.

Essayons donc, avant qu’il ne soit trop tard, de discuter une minute du bien-fondé de cette proposition et pour le dire d’un mot, d’en montrer l’ineptie profonde. En effet, la reconnaissance du vote blanc procède d’une confusion entre le vote comme expression de préférences personnelles et le vote comme procédure de décision co

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par Roman Joël


Philosophe, essayiste et éditeur Joël Roman prône « un multiculturalisme à la française », qui reconnaisse le pluralisme social et culturel de la société française, l’empreinte durable des immigrations post-coloniales, et sache adapter le modèle républicain à la multiplicité individuelle, à...

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