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Position – Contre le populisme sécuritaire, une réforme pénale nécessaire

juillet 2014

#Divers

La reforme pénale de Christiane Taubira vient d’être adoptée le 5 juin par l’Assemblée nationale sans trop de difficulté. Ses deux mesures phares (la suppression des peines planchers et la création d’une peine en milieu ouvert, la contrainte pénale) n’ont pas suscité les tempêtes annoncées. Le débat au Parlement a fait émerger des convergences qui, pour invisibles qu’elles soient, n’en sont pas moins réelles. Les clivages largement évoqués dans la presse ont d’abord traversé la gauche, à l’époque où Manuel Valls était ministre de l’Intérieur. Reporté après les élections municipales, le projet est réapparu en commission des lois, où la droite parlementaire a présenté de nombreux amendements de suppression. Face au rapporteur PS Dominique Raimbourg, les députés Ump Georges Fenech, Guy Geoffroy et Éric Ciotti ont demandé que la garde des Sceaux retire un projet de loi « aveuglément idéologique » qui « dévitalise la sanction pénale » en raison du « message d’impunité » que ce texte envoie, selon eux, à la société.

Dans la bataille d’amendements qui a suivi (plus de 650 déposés par l’Ump mais souvent abandonnés), la majorité a martelé l’objectif d’efficacité de la réforme, parfois avec trop de zèl

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