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La Réforme de Luther. Origines et sens d'un héritage

Origines et sens d’un héritage

Pour parler du 500e anniversaire de la « Réformation », comme on dit en Allemagne, il y a deux grandes voies possibles : privilégier le point de vue religieux, en insistant sur la rupture proprement doctrinale de la Réforme, ou bien mettre l’accent sur la fracture historique et culturelle qu’elle a représentée dans l’histoire européenne (et mondiale, si l’on tient compte de l’expansion du christianisme en dehors de l’Europe). On peut naturellement mélanger les deux, mais il y a un conflit entre les deux orientations : chacune accuse l’autre de lui faire de l’ombre ou de minimiser ce qui est important. Du côté théologique, la question s’est aussi posée avant les célébrations : comment faire de l’événement, malgré tout, c’est-à-dire malgré la division jamais surmontée de l’Église chrétienne, un événement œcuménique auquel l’Église catholique puisse s’associer et participer de plein droit et de plain-pied, sans se sentir humiliée ou obligée de venir à résipiscence sur des points importants, compte tenu de l’évolution du monde (et de l’Église après les « réformes » du concile Vatican II, en 1962-1965, au sujet duquel on a parlé d’une

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Jean-Louis Schlegel

Philosophe, éditeur, sociologue des religions et traducteur.   Jean-Louis Schlegel est particulièrement intéressé par les recompositions du religieux, et singulièrement de l'Eglise catholique, dans la société contemporaine. Cet intérêt concerne tous les niveaux d’intelligibilité : évolution des pratiques, de la culture, des institutions, des pouvoirs et des « puissances », du rôle...

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