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À quoi bon lancer l'alerte ?

mai 2017

#Divers

On a longtemps pu penser que la culture des lanceurs d’alerte n’était pas française, mais américaine1, anglaise ou scandinave. Les choses ont-elles changé avec la loi Sapin 2 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique du 9 décembre 2016 ? Ce texte, qui vient après plusieurs lois sectorielles2 et un important travail du Conseil d’État rendu public en février 2016 a relancé le débat sur la portée de l’action des lanceurs d’alerte et sa légitimité. L’alerte construit-elle un espace nouveau de contre-pouvoirs, au moment où certains annoncent la Ve République finissante ? Faut-il y voir le signe d’un changement d’état d’esprit à l’égard des institutions et d’une évolution démocratique plus large, la reconnaissance par la loi enfin d’aspirations sociales ?

Selon la définition de la loi Sapin, inspirée de celle du Conseil de l’Europe, un lanceur d’alerte est « une personne physique qui révèle ou signale de manière désintéressée et de bonne foi, une violation grave et manifeste […] de la loi […], ou un

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par SCHMID Lucile


Haut-fonctionnaire, membre du bureau politique d’Europe Ecologie – Les Verts, membre du conseil de rédaction de la revue Esprit, Lucile Schmid s'est intéressée aux questions de discrimination, de parité et d'écologie. Elle a publié de nombreux articles pour Esprit sur la vie politique française, l'écologie et les rapports entre socialistes...

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