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Laurent Terzieff, le clown tragique vous salue bien

octobre 2010

#Divers

C’est entendu : à sa mort, Laurent Terzieff était depuis longtemps une légende vivante. À quoi au juste tenait cette légende ? Il n’a pas fait une très grande carrière au cinéma, ayant tout de même tourné plus de soixante films, notamment avec Buñuel, Pasolini, Rossellini, Godard. La plupart du temps il fut un remarquable second rôle, rappelant ceux de l’âge d’or du cinéma français. Il dut ses plus beaux rôles aux Italiens, Bolognini (Les garçons) et Rossellini (Vanina Vanini).

Le théâtre fut son beau souci, le centre de gravité de toute sa vie. Il mettait son génie d’acteur au service des meilleurs metteurs en scène et des auteurs de son temps. Jean-Louis Barrault qui lui confia son plus grand rôle, celui de Cébes dans Tête d’or de Claudel aux côtés d’Alain Cuny. Jean-Marie Serreau, Roger Blin et l’équipe du théâtre de Babylone, véritable laboratoire du théâtre vivant. Il joua en particulier Tous contre tous d’Arthur Adamov qui resta un de ses auteurs fétiches et dont il retrouva le personnage chez Roger Planchon dans A.A. Il ne joua ni Ionesco ni Genet, ni Beckett. Mais il citait souvent ce dernier. Beckett et Sartre plutôt que Marx et Brecht. Un metteur en scène de la nouvelle génération

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par Simon Alfred


Alfred Simon accompagne les transformations de la scène théâtrale depuis l'après-guerre. Dans ses chroniques et articles pour Esprit, il cherche à rendre compte des nouveautés de mise en scène, des expérimentations qui se créent autour de textes, d'auteurs et de créateurs. Jean Vilar et le festival d'Avignon, Ariane Mnouchkine et...

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