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L'art contemporain russe : vers la sortie du souterrain ?

octobre 2016

#Divers

Le 14 septembre s’est ouverte au Centre Georges-Pompidou l’exposition « Kollektsia ! » qui présente plus de 250 œuvres d’art russes datées de la fin des années 1950 jusqu’au début des années 2000. Ces pièces font l’objet d’une donation, principalement grâce à la générosité de l’oligarque russe Vladimir Potanine. Le titre de l’exposition traduit sans doute le bonheur du musée français de voir sa collection enrichie d’œuvres majeures qui en font, en dehors de la Russie, la première au monde pour l’art contemporain russe. Cependant, cette donation est assortie d’un message politique qui est délivré aux visiteurs : « Le début de la perestroïka, dans la seconde moitié des années 1980, lève rapidement les interdits et efface les frontières entre art officiel et non officiel. […] Après la chute de l’Union soviétique, l’art contemporain s’institutionnalise en Russie et intègre peu à peu la culture nationale. » Autrement dit, dans la Russie d’aujourd’hui, parler d’un art non officiel n’aurait plus de sens ; tous les artistes contemporains auraient leur place au sein des institutions du pays. Or, s’il est en effet légitime de se réjouir de ce don d’une qualité exceptionnelle fait au Centre Pompidou, on peut s’interroger sur la véracité du message dont celui-ci se fait le

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SOKOLOGORSKY Igor

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A l’occasion des élections aux Etats-Unis, la revue Esprit interroge l’état de l’union : alors que la société américaine est divisée selon de multiples lignes de fractures, on se demande où est passé l’Américain ordinaire. Le dossier est accompagné d’articles sur le bouddhisme occidental, l’art contemporain russe et des rubriques habituelles sur l’actualité politique, culturelle et éditoriale.