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La terre russe selon Nicolas Berdiaev ou les limites qu'impose l'espace illimité

octobre 2007

Historien de la continuité de la terre russe dans la révolution bolchévique, Nicolas Berdiaev affirmait que la géographie russe – un espace illimité – imposait à ses habitants un pouvoir de type despotique qui s’est incarné dans divers régimes (la principauté moscovite, l’empire pétrovien, l’Union soviétique). « Le peuple russe était victime de l’incommensurabilité de sa terre. » Mais d’autres historiens, moins déterministes, ont lu dans la même géographie un espace de liberté. Il n’y a pas seulement la grande plaine qui se déroule à l’infini, mais trois ensembles qui rythment cet espace : la forêt, la steppe et les fleuves.

On voit aujourd’hui de nombreux commentateurs s’inquiéter : en dépit des changements profonds intervenus ces dernières années, le gouvernement russe semble revenir aux méthodes du passé. Y aurait-il une fatalité russe qui condamnerait ce pays à un gouvernement autoritaire ? C’était la thèse centrale du livre de Nicolas Berdiaev, Sources et sens du communisme russe (19371) qui soutenait que, en dépit des révolutions, l’État russe était toujours resté semblable à lui-même : la principauté moscovite, l’empire pétrovie

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SOKOLOGORSKY Igor

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