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Le Kurdistan dans la tourmente

janv./févr. 2018

#Divers

Le 28 octobre dernier, Massoud Barzani annonçait qu’il renonçait à son poste de président du Gouvernement régional du Kurdistan (Grk), une charge qu’il occupait depuis la fondation de cette entité en 2005. De cette manière, le leader charismatique du Kurdistan irakien prenait acte des conséquences désastreuses de l’organisation, fin septembre, d’un référendum sur l’indépendance du Kurdistan d’Irak.

L’annonce arrivait après la perte de tous les territoires « disputés », dont notamment la ville de Kirkouk et ses gisements pétroliers, au bénéfice de Bagdad. Comme en 2014 face à l’État islamique, le commandement des peshmergas, ou combattants kurdes, s’était montré incapable de se coordonner face à une coalition constituée cette fois-ci par l’armée irakienne et des milices chiites. La perte de ces territoires s’accompagnait de surcroît de l’arrivée d’une nouvelle vague de réfugiés dans les provinces contrôlées par le Grk, aggravant ainsi la crise humanitaire et économique du Kurdistan irakien.

Depuis quelques années déjà, malgré l’accord signé entre les deux gouvernements en 2005, le gouvernement de Bagdad transfère moins

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