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Camille redouble, de Noémie Lvovsky

octobre 2012

#Divers

« Il y a des films – et ce sont les plus beaux – dont l’équilibre tient du miracle. Un équilibre sans cesse menacé, sur le fil de l’émotion, sur la crête des sentiments. Un équilibre fragile, précaire, mais que nous sentons si tenu que peu à peu nous oublions d’avoir peur pour seulement nous émerveiller. L’impossible devient possible. L’acteur-funambule ne se rompra pas le cou. Le réalisateur-poète, qui filme au plus près de la vérité, ne basculera pas dans le réel. Oublie-moi est un de ces films. Le premier de Noémie Lvovsky. »

Ce texte, qui ouvre le chapitre que j’avais consacré à Noémie Lvovsky dans les Enfants de la liberté1, peut s’appliquer mot pour mot à son dernier film. Il n’y a pas que Camille qui redouble, Noémie aussi. Peut-être d’ailleurs n’est-elle parvenue à retrouver dans sa mise en scène cet « équilibre [qui] tient du miracle » que parce que son sixième film2 reprend exactement le thème du premier : comment apprendre à accepter que l’homme qu’on aime vous dise, un jour, « oublie-moi » ?

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