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Jardins en automne, de Otar Iosseliani

août/sept. 2006

Que Jardins en automne soit un peu moins réussi qu’Adieu, plancher des vaches ! (1999) et beaucoup plus que Lundi matin (2002) n’a, en fait, aucune importance. D’abord parce que mon opinion est totalement subjective : je connais d’autres fans de Iosseliani qui ne jurent que par Brigands (chapitre VII) (1996) ou La chasse aux papillons (1992). Ensuite et surtout parce que tous les films de Iosseliani, qu’ils soient ou non nos préférés, nous apportent ce qu’on trouve de plus en plus rarement dans le cinéma actuel : une bouffée d’air frais, un goût d’ailleurs, une promesse de bonheur.

À cause de ce qu’ils disent ? Bien sûr. Mais surtout en raison de l’adéquation parfaite entre ce qu’ils disent et la façon dont ils le disent. Si la définition de l’art est que la forme crée le fond, alors chaque film de Iosseliani – réussi ou raté – est le comble de l’art. Iosseliani ne parle que de liberté, refuse les idées toutes faites et fait l’éloge de la paresse. Or ses mises en scène sont d’une liberté insolente, refusent les prétendues règles de la narration et leur nonchalance frise la paresse2.

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