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The limits of control, de Jim Jarmush et Les herbes folles, d'Alain Resnais

décembre 2009

#Divers

À un mois d’intervalle sortent deux films d’auteur. Mieux : de poète. C’est-à-dire des films qui nous procurent ce plaisir rare d’en comprendre – ou d’en pressentir – le sens non pas à travers l’intrigue, anecdotique dans l’un et quasi inexistante dans l’autre, mais grâce à la seule mise en scène. Grâce aux mouvements de caméra, aux cadrages, aux couleurs, à la musique, aux silences et, plus qu’au jeu, à la présence des comédiens. Les vagues histoires racontées par Les herbes folles, d’Alain Resnais, et The limits of control, de Jim Jarmush, sont trompeuses. Seule la mise en scène ne ment pas.

The limits of control prend pour prétexte le voyage d’un tueur à gages chargé d’éliminer le chef d’on ne sait quelle organisation secrète. Filmée par un autre, cette histoire pourrait être celle d’un nouveau James Bond. Filmée – et écrite – par Jarmush, elle prend une dimension spirituelle. Comme Dead Man (1995), comme Ghost Dog, la voie du samouraï1 (1999), The limits of control est un voyage initiatique.

Il commence là où finit Dead Man. «&nb

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