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Un cinéaste trop peu connu : René Féret

août/sept. 2013

#Divers

« René Féret ? Vous avez dit : René Féret ? » Eh oui, je sais : pas très connu, ce nom-là. Et c’est dommage. Ceux qui ont vu Histoire de Paul, son premier film (prix Jean Vigo 1975) ne l’ont sans doute pas oublié. Une plongée en noir et blanc dans un hôpital psychiatrique. À l’époque, Jacques Siclier l’avait qualifié – excusez du peu – de « bressonnien », rapprochant le regard de Féret sur l’univers carcéral de l’hôpital de celui de Bresson sur la cellule d’Un condamné à mort s’est échappé.

Ont suivi des histoires de famille plus ou moins inspirées de la sienne, mais construites de façon si originale et prenant de telles libertés avec la réalité qu’elles échappent complètement à l’insupportable narcissisme des autobiographies. Ce furent la Communion solennelle (festival de Cannes 1977), Baptême (1990) et les inénarrables Frères Gravet (1995).

Entre-temps René Féret tourne deux polars, puis le récit d’une tournée théâtrale en Dordogne et un joli conte à la Dostoïevski, Fernand (1980). Un jour, il tombe sur l’histoire incroyable mais vraie d’une

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