Dans le même numéro

Yannick Bellon ou le temps retrouvé

janvier 2006

#Divers

Enfin ! Enfin un coffret de huit Dvd1 nous permet de retrouver – ou, pour les plus jeunes, de découvrir – les films d’une réalisatrice qui compte parmi les grands auteurs du cinéma français. Que son nom soit moins connu du grand public que ceux de Rohmer, Truffaut ou Varda n’est pas à l’honneur des programmateurs des salles de cinéma et des chaînes de télévision.

Huit Dvd, donc, pour voir ou revoir ses huit longs métrages, de Quelque part quelqu’un (1972) à L’affût (1992), en passant par La femme de Jean, Jamais plus toujours, L’amour violé, L’amour nu, La triche et Les enfants du désordre. Plus six courts et moyens métrages et de nombreux entretiens. Ce que l’on découvre alors, c’est l’actualité d’une œuvre qui n’a pas pris une ride, alors qu’elle a toujours été en prise directe avec son époque. C’est qu’avant d’être documentariste, féministe, militante, Yannick Bellon est poète.

Poète vient du verbe grec ποιειν : faire. Être poète, c’est donc très concret. Ça consiste à fabriquer du visible pour dire l’invis

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !