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Les communs numériques, socle d'une nouvelle économie politique

mai 2017

#Divers

Le numérique a ses mythes et sa réalité. La Silicon Valley, eldorado de l’épanouissement individuel, est aussi le lieu de l’argent-roi, de la solitude et de la déshumanisation1. D’inspiration libertarienne, elle promeut une économie de l’innovation radicale, autorégulée, défiante des États, et tolère de ce fait des monopoles d’une ampleur inédite. Ses réseaux sociaux permettent aux « africactivistes2 » de garantir la sincérité des scrutins mais forment aussi l’humus sur lequel prospèrent les fake news et autres « vérités alternatives ». Mais avant tout, la Valley est le cœur d’une économie de plates-formes gigantesques, qui nourrissent, encouragent, contrôlent et exploitent une part croissante de l’activité économique, culturelle et militante de la planète3.

Longtemps, les débats sur la révolution numérique ont opposé les États, présumés rigides et conservateurs, et les géants de la Silicon Valley, supposés ouverts et innovants. Mais cette aporie occulte la troisième voie ouverte par les communs numériques : Wikipédia, OpenStreetMap, Open Food Facts, les logiciels

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