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Égypte, fin d'un cycle électoral et bilan provisoire de la révolution

août/sept. 2012

#Divers

Depuis le 24 juin 2012, l’Égypte a un nouveau président, Mohamed Morsi, chef du Parti de la liberté et de la justice (Plj), issu de la Confrérie des frères musulmans, fondée en 1928. Il est élu avec 51,7 % des voix – une « anomalie » bienvenue dans un pays qui plébiscitait son raïs précédent avec plus de 95 % des voix. La transition démocratique est-elle donc en cours en Égypte ? Si la page de l’ère Moubarak semble tournée, la mainmise du Conseil suprême des forces armées (Csfa) sur le pouvoir intérimaire et les coups de théâtre qui se sont succédé au cours du cycle électoral qui vient de s’achever indiquent que la révolution est encore inaboutie.

Des élections sans Constitution, des institutions sans pouvoir (2011-2012)

Contrairement au calendrier qui avait été retenu par exemple en Tunisie, où la priorité de la période de transition avait été donnée à la mise en place d’une Assemblée constituante, la Constitution de l’après-révolution reste encore à écrire en Égypte alors que des élections ont lieu. Cette situation ubuesque résulte du choix du Csfa de ne prendre que de simples amendements (une « Déclaration constitutionnelle ») pour

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