Revue Esprit
Infolettre revue Esprit - Samedi 30 mars 2019
Algérie, Démocratie, Mémoire

Pas de retour en arrière

Pour le sixième vendredi consécutif, l’Algérie a vu se rassembler hier de grandes foules de manifestants déterminés à faire plier le régime. Les déclarations du général Ahmed Gaïd Salah n’y ont rien changé, les manifestants y voyant plutôt une énième manœuvre dilatoire du « système » pour repousser l’organisation de nouvelles élections démocratiques. Le peuple algérien ne veut plus du théâtre d’ombres qui a permis à des clans et des clientèles, derrière une démocratie de façade, de contrôler le pays, en truquant le discours et en instrumentalisant la mémoire : celle de la guerre d’indépendance d’abord, et de la guerre civile ensuite. D’où l’intérêt de revenir sur des épisodes du passé, et la façon dont ils ont été interprétés, puis étouffés ou déformés, en Algérie d’abord, mais aussi en France. En 1988, l’Algérie avait connu avant d’autres un « printemps des libertés », et si l’on pouvait craindre déjà que cet espace politique se referme, confisqué notamment par l’armée, d’autres scénarios étaient possibles. Aujourd’hui encore nos sociétés sont profondément entremêlées, et l’Algérie est à la croisée des chemins. Espérons que la demande de vérité et de justice qui prend corps, sur les deux rives de la Méditerranée, aura cette fois raison des ruses de l’histoire.

Anne-Lorraine Bujon,
Rédactrice en chef

 

La fête citoyenne et le pouvoir en Algérie

Qui pouvait penser, il y a quelques mois, que la population algérienne se soulèverait ainsi? Pour l'historien Jean-Pierre Peyroulou, ces manifestations frappent d'abord par leur caractère pacifique et citoyen. Elles ne sont pas déterminées par l’islam politique, et permettent d'unifier des revendications. Lire l'article

Guerre d'Algérie, une odyssée de la mémoire

Revenir sur les périodes sombres de son passé national n’est pas chose aisée. C’est pourtant ce à quoi s’est résolu Emmanuel Macron, né 15 ans après la fin de la guerre d’Algérie, en reconnaissant la responsabilité de l’État français dans la mort du jeune mathématicien Maurice Audin.

Lire l'article

L'Algérie à la croisée des chemins

Lors des grandes manifestations de 1988, c'est la jeunesse surtout qui voulait en finir avec un système politique souterrain et opaque, alors que des réformateurs tentaient d'engager le pays dans une transition démocratique. Observant ces mouvements,  Thierry Fabre s'interrogeait sur leurs évolutions possibles.

Lire l'article

AGENDA

Prix du Roman d'Écologie

Jeudi 4 avril 2019 à 19h
+ d'informations

La Pologne, miroir de l'Europe ?

Mercredi 10 avril 2019 à 18h30
+ d'informations

Rencontre autour de Daniel Lindenberg

Samedi 13 avril 2019
+ d'informations

Offre spéciale 1 an du nouveau site internet

L'abonnement 100 % numérique à durée libre est à 5€/mois au lieu de 7,50€/mois. En profitant de cette promotion exceptionnelle, vous bénéficierez de 33% de réduction.

Offre valable jusqu'au 31 mars 2019 uniquement.

Copyright © 2019 Revue Esprit, All rights reserved.
Si vous ne souhaitez plus recevoir cette newsletter, désabonnez-vous en cliquant ici
Esprit