Revue Esprit
Infolettre revue Esprit - Vendredi 15 mai 2020

Mobilités

Le déconfinement a pris cette semaine une signification très concrète : celle d'une certaine mobilité retrouvée. À nouveau il est possible de sortir de chez soi sans attestation, et de s'aventurer au-delà d'un kilomètre de son domicile. Mais pour respecter les mesures de distanciation sociale, dans la rue, les commerces ou à la sortie des écoles, nous sommes contraints à un étrange ballet. Comme des enfants qui apprennent à trouver leur équilibre, nous réapprenons à nous déplacer… autrement.

Les grandes agglomérations se couvrent de pistes cyclables pour désengorger les transports en commun, tandis que la pratique du télétravail à grande échelle ouvre de nouveaux horizons pour certains. Les villes moyennes et leurs alentours, que l'on disait peu attractifs car moins accessibles et connectés que les grands centres urbains, apparaissent désormais comme des lieux de vie idéaux. À mesure que l'été se rapproche, ce sentiment pourrait s'intensifier. Les Français pourront partir en vacances sur le territoire national, mais les destinations lointaines ne seront pas de mise. Alors que l'eau des canaux de Venise est redevenue limpide, aura-t-il fallu cette pandémie pour que s'engage un nouveau rapport, plus sobre, à notre mobilité ?

Plus qu'à une injonction peu enviable à rester immobiles, c'est peut-être à une autre manière de nous sentir en mouvement que nous invite cette période. S'il fallait aujourd'hui désapprendre une certaine forme de tourisme, ce pourrait être pour renouer avec un art quelque peu oublié. Celui du voyage, qui, comme l'écrivait Camus à propos de la mer, a le pouvoir d'ouvrir « pour la première fois un horizon à la mesure d’une respiration d’homme, un espace aussi grand que son audace ».

La rédaction

Quelle politique pour nos campagnes ?

Quentin Jagorel > Lire

Dans notre dossier de novembre 2019, «Vivre en province», cet article évoquait les différentes politiques à mettre en œuvre pour assurer plus de cohésion des territoires : les mobilités, la solidarité entre métropoles et périphéries, l’acompagnement des entrepreneurs et l’accessibilité des services publics.

Tourisme urbain : à quand la décroissance ?

Thierry Paquot > Lire

«Trop de touristes ?» était notre question de l'été 2016, alors que le mécontentement commençait à gronder dans certaines capitales européennes. Barcelone déjà infléchissait sa politique à l'égard des plateformes comme AirBnB, tandis que Paris restait encore peu sensible à l’idée de la décroissance...

L’écriture du monde. Albert Camus, l’Amérique et la mer

Vincent Duclert > Lire

Dans ses Journaux de voyage, Albert Camus emmène ses lecteurs vers des « pays de liberté ». Cette écriture du monde témoigne d’une attention à la vie, dont la mer est le symbole sensible.

« Je rêve d'un Palais de Tokyo ouvert sur le monde  ». Entretien avec Emma Lavigne

Propos recueillis par Jean-François Bouthors et Anne-Lorraine Bujon > Lire

Pour la nouvelle présidente du Palais de Tokyo, qui nous parlait avant l'épidémie, les enjeux de l’art contemporain ne sont plus seulement esthétiques, mais aussi politiques et éthiques. 

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