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Notes de lecture

Dans le même numéro

Politique de l’activisme. Essai sur les mouvements citoyens d'Albert Ogien

octobre 2021

L’irruption spontanée des citoyens dans la vie politique, se rappelant aux bons souvenirs de leurs gouvernants avec plus ou moins de succès, est devenue un phénomène contemporain et global : des marches pour le climat aux printemps arabes, en passant par les manifestations en Biélorussie et à Hong Kong.

Dans son dernier essai, le sociologue Abert Ogien, connu entre autres pour ses ouvrages sur la démocratie coécrits avec Sandra Laugier1, « entend analyser les conditions de l’implication directe des citoyens ordinaires dans le champ de la politique. Il s’intéresse à cette forme moderne d’activisme qui se constitue dans la défense d’une cause particulière et dont la première tâche consiste à imposer la légitimité des raisons qui justifient leur mobilisation en faveur de cette cause contre les dénégations et les rebuffades qu’elle doit affronter ». Pour ce faire, cet activisme met en place de nouvelles modalités d’actions collectives, parfois plus théâtrales dans leurs manifestations, et investit également le système représentatif lors des élections, avec la constitution de listes citoyennes par exemple. Albert Ogien qualifie cet activisme de « sauvage », en empruntant le terme à Claude Lefort, puisqu’il « ne se soucie d’aucune des normes en vigueur dans la politique professionnelle ». L’une des cibles de cet activisme est notamment la démocratie représentative et ses représe

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Presses universitaires de France, 2021
224 p. 16 €

Benjamin Caraco

Docteur en histoire et conservateur des bibliothèques, Benjamin Caraco est chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (UMR 8058) et coordonne la rédaction du site Nonfiction.

Dans le même numéro

La publication du rapport Duclert a réouvert le débat sur les responsabilités du gouvernement, de la diplomatie et de l’armée françaises dans le génocide des Tutsi au Rwanda. À partir d’une lecture de ce rapport, le présent dossier propose de réfléchir à ce que nous avons appris, dans les vingt-cinq ans qui nous séparent des faits, sur l’implication de la France au Rwanda. Quelles leçons peut-on tirer des événements, mais aussi de la difficulté, dans les années qui ont suivi, à s’accorder sur les faits et à faire reconnaitre la vérité historique ? Quels constats cette histoire invite-t-elle sur le partage des responsabilités entre autorités politiques et militaires, sur les difficultés inhérentes aux opérations extérieures, notamment en Afrique, et enfin sur le bilan de ces interventions, au moment où la France choisit de réduire sa présence au Sahel ? Au-delà du seul cas français, l’échec de la communauté internationale à prévenir le génocide rwandais invite en effet à repenser le cadre des interventions armées sur les théâtres de conflits et de guerres. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Afghanistan, djihadisme et démocratie, gouverner le trottoir, à qui profite le crime ?, le retour à Rome d’Hédi Kaddour et le carnaval Belmondo.