Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Notes de lecture

Dans le même numéro

Roman Signer par lui-même de David Signer

juil./août 2019

#Divers

Aux fameuses « paroles gelées » de Rabelais, qui éclataient à la chaleur, répondent les images sorties du « temps gelé » cher à Roman Signer, un des artistes suisses les plus exposés dans le monde. Né en 1938 à Appenzell, il n’a cessé de redéfinir la sculpture par ses « actions-sculptures ». De Saint-Gall, où il habite, il a créé la série Parapluies pour cet ouvrage écrit avec David Singer – qui, malgré son nom, n’a nul lien familial avec l’artiste. Conçues comme performances et installations fondées sur des processus de trans­formation de matières à travers l’épreuve du temps, les œuvres donnent lieu à l’enregistrement photographique et vidéographique pour une réception ultérieure. Dans ce livre, l’artiste les « complète » en racontant des histoires souvent vraies, merveilleuses et humoristiques. Passionnant et drôle, David Signer raconte sa rencontre, lors d’un séjour en Pologne, de sa future femme. Il évoque comment elle traverse, en robe légère, l’été. En trois jours se créent les prémisses d’une histoire. Mais les protagonistes demeurent muets et impassibles aux confins du monde. Restent des présences soumises à la traversée des désirs, sans qu’en soit précisée la nature. Impossible d’en connaître les secrets ou l’extase, sinon, un certain vide viendrait guérir de la maladie

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
art&fiction, 2018
192 p. 14 €

Jean-Paul Gavard-Perret

Docteur en littérature,  poète, critique littéraire et critique d'art contemporain il enseigne la communication à l’Université de Savoie à Chambéry. Il est membre du Centre de Recherche Imaginaire et Création, 

Dans le même numéro

Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?