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Dans le même numéro

Pour une lecture sociale des revendications mémorielles « victimaires »

février 2007

#Divers

On décrypte souvent les revendications touchant à l’histoire en fonction d’une grille culturelle : les « communautés » seraient désormais en concurrence pour la reconnaissance. Pourtant, ces demandes mémorielles sont moins le signe d’un séparatisme latent que le support d’une démarche d’intégration et de conquête de la dignité.

À la bourse des mobilisations, en métropole comme outre-mer, les « revendications de mémoire » bénéficient actuellement d’une cote insolente. Des deux côtés des océans, l’engouement de la société civile rencontre les convoitises des professionnels de la politique. En témoigne, pour ne citer que quelques exemples récents, la multiplication des textes législatifs (de la loi Gayssot pénalisant le négationnisme à la loi Taubira relative à la traite négrière et à l’esclavage, de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation au texte portant sur le génocide arménien) répondant dans des termes spécifiques à l’action militante de groupes qui demandent à être reconnus dans l’espace public1.

Ces réclamations, pour beaucoup d’entre elles inédites dans leurs expressions « mémorielles », ont suscité d’intenses mobilisations et polémiques, et,

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