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Le projet du Grand Paris peut-il ignorer la question sociale ?

décembre 2009

#Divers

La question du Grand Paris est au cœur de l’actualité médiatique et politique. Le président de la République la présente comme un des dossiers majeurs de son mandat. L’ensemble des acteurs politiques, socio-économiques, professionnels s’en est emparé pour en faire un sujet de débat permanent.

L’écho que rencontre cette question de l’avenir de la région-capitale française tient, semble-t-il, à l’affichage d’un projet conjuguant trois registres, dont la portée dépasse largement la seule agglomération parisienne.

Le premier registre consiste en un défi pour le président de la République et plus largement pour la puissance publique : est-on en mesure de refonder aujourd’hui l’alliance historique du prince et de l’architecte ? Il ne s’agit plus de s’en tenir, comme dans les décennies précédentes, à une production monumentale (le Grand Louvre, la Grande Arche, le Quai Branly…) mais de renouer avec la capacité à transformer la structure urbaine dans sa globalité, comme l’ont fait Haussmann et Delouvrier, selon un parallèle napoléonien et gaullien qui ne saurait déplaire.

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Daniel Behar

Daniel Béhar est professeur à l'École d'urbanisme de Paris (Université Paris-Est), où il anime la chaire "Aménager le Grand Paris". Il est également consultant à la coopérative Acadie.

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