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Le populisme numérique

L’exclusion de Rokhaya Diallo et d’Axiom, en décembre 2017, du Conseil national du numérique, pose une question : qui est légitime pour réfléchir aux destinées d’une sphère médiatique nouvelle, celle liée aux réseaux sociaux, pour le moins turbulente ? Qui des insiders ou des out-siders peuvent le mieux parler aux damnés de la République qui se laissent séduire par le doute, puis par les messages de haine qui y sont abondamment véhiculés ?

En effet, depuis quelques années, un spectre hante les démocraties occidentales : la peur que leurs opinions publiques ne cèdent au déferlement des discours de haine, des fake news et des rumeurs complotistes. Des opinions qui se détournent des médias, poumons de démocraties de plus en plus asphyxiées par les réseaux sociaux où prolifèrent ces discours.

Premiers touchés, les jeunes et en particuliers ceux qui, dans les couches populaires, se vivent largement (et souvent à raison) comme laissés-pour-compte du système. Ces populations sont loin d’être les seules à céder au doute radical qui s’est installé au sujet du bon fonctionnement de la société française

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