Portrait de Gaël Giraud, 2019 | Photo : Pierre Gilbert, wikimédia
Dans le même numéro

Financer la décarbonation

L’obstacle principal à la lutte contre la crise écologique est financière, donc politique. Les États cherchent des investissements dans le secteur privé, mais les banques restent attachées aux énergies fossiles. Une régulation des banques est donc nécessaire.

Réchauffement climatique, sixième extinction de masse du vivant, acidification des océans, nouveau continent de déchets dans le Pacifique nord, montée des eaux et destruction des littoraux, érosion des sols, pluies acides, fonte des glaciers, assèchement des rivières et de sources aquifères, bouleversement du cycle de l’eau, raréfaction de ressources minières non renouvelables[1]… La litanie des catastrophes déjà largement engagées est désormais bien connue. Las, à Madrid, la Cop25 ne s’en est pas moins soldée par un échec. Un gouvernement comme celui d’Australie continue de s’enfermer dans la dénégation, même face à des feux de brousse qui, à l’issue de l’été le plus chaud et sec jamais enregistré sur l’île-continent, viennent de détruire une surface supérieure à celle de la Belgique, de décimer plusieurs milliards d’animaux et de tuer une trentaine de personnes. Outre les pertes colossales en termes de biodiversité, ces incendies dramatiques détruisent les puits d’absorption naturels de CO2 que constituent les arbres et accélèrent encore le réchauffement. Pire encore, si la fonte du perg&

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Gaël Giraud

Directeur de recherche au CNRS, il est notamment l'auteur de Illusion financière (Éditions de l'Atelier, 2012).

Dans le même numéro

Le dossier, coordonné par Bernard Perret, regrette que la prise de conscience de la crise écologique ait si peu d’effet encore sur la science et les réalités économiques. C’est tout notre cadre de pensée qu’il faudrait remettre en chantier, si l’on veut que l’économie devienne soutenable. À lire aussi dans ce numéro : survivre à Auschwitz, vivre avec Alzheimer, le Hirak algérien, le jeu dangereux entre l’Iran et les États-Unis et un entretien avec les réalisateurs de Pour Sama.