Louvre Abu Dhabi | Phpeter via Wikimédia
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Rose des sables

octobre 2019

L’esthétique du pouvoir, c’est une longue histoire. Si Versailles en a pour longtemps fixé chez nous les cadres (axialité, symétrie et monumentalité), les nouveaux riches pays du golfe ­Persique en dessinent depuis une ­quinzaine d’années une autre déclinaison à marche forcée. En première ligne de ce nouveau front se tient l’architecte français détenteur du capital symbolique le plus élevé, Jean Nouvel : après avoir accompagné les «grands projets» de trois présidences françaises, de l’Institut du monde arabe à la Philharmonie en passant par le Musée du quai Branly, il vient de livrer le Musée national du Qatar dans la foulée du palatial Louvre des sables d’Abou Dhabi. L’architecte aura ainsi façonné (d’aucuns diront phagocyté) l’architecture des mondes arabes en travaillant depuis ses débuts sur la lumière et les ombres.

À l’échelle du Qatar

Sur ce Musée national du Qatar, Jean Nouvel est architecte, scénographe, muséographe et pour ainsi dire paysagiste – sinon urbaniste ! Il a également participé de très près au choix des œuvres d’art public accompagnant l

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Jean-Louis Violeau

Jean-Louis Violeau est sociologue, professeur à l’ENSA de Nantes et enseignant à l’école urbaine de Sciences-po Paris. Il s'est entretenu avec Paul Virilio dans Littoral, la dernière frontière (Sens & Tonka, 2013).

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À mi-mandat du quinquennat d’Emmanuel Macron, le dossier diagnostique une crise de la représentation démocratique. Il analyse le rôle des réseaux sociaux, les mutations de l’incarnation politique et les nouvelles formes de mobilisation. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Luc Nancy sur l’Islam, Michael Walzer sur l’antisionisme et François Dubet sur la critique de la sélection.