Vue de Kigali depuis le mémorial du génocide. Par Zenith4237 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, wikimédia
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La difficile introspection de la France au Rwanda

Tout à l’honneur de nos soldats déployés au Rwanda en octobre 1990, Raids, le magazine des forces spéciales françaises, ne déverse pas dans ses pages la bile haineuse de Kangura, la revue qui publie à la même époque les pré-génocidaires «commandements hutu[1]». On y retrouve cependant une même vision ethno-majoritaire réservant la légitimité démocratique à des Hutu menacés par la minorité tutsi du pays, dont la guérilla, le Front patriotique rwandais (Fpr), est alors basée en Ouganda, terre anglophone, aux frontières du « pré carré » francophone ; autant dire, en termes de politique internationale prétendument « réaliste », du côté adverse.

La coopération entre Paris et Kigali

Avec cette opération Noroît, comme le montrent les nombreux documents d’origine rwandaise aussi bien que française rassemblés par Hélène Dumas, commissaire de l’exposition pour les 25 ans du génocide des Tutsi qui se tient actuellement au mémorial de la Shoah[2], l’hist

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Joël Hubrecht

Membre du conseil de rédaction d'Esprit. Chargé de mission à l'Institut des hautes études sur la justice (IHEJ). Membre du Comité Syrie-Europe après Alep. Enseigner l'histoire et la prévention des génocides: peut-on prévenir les crimes contre l'humanité ? (Hachette, 2009). 

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?