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L’entrée dans une ère postislamiste ?

décembre 2011

#Divers

L’islam politique semble aujourd’hui sortir renforcé des élections tunisiennes. Pourtant, les révolutions arabes ont conforté l’évolution des partis islamistes vers une pratique politique plus séculière, la religion servant de référence pour les moeurs sans délivrer de programme politique.

Ce texte est issu d’une intervention dans le cadre d’une conférence sur les révoltes arabes organisée par Esprit les 23 et 24 juin 2011. Il a été mis à jour en novembre 2011, suite aux élections tunisiennes.

En Tunisie, la leçon des élections est bien d’ouvrir la voie à l’institutionnalisation d’un parti islamiste, en l’occurrence Ennahda, en échange de sa renonciation à l’État islamique et à la mise en œuvre réelle de la charia, accompagnée de sa reconnaissance des acquis positifs de la période précédente (le statut de la femme) et de la pluralité de la société ; c’est bien la consécration de l’échec de l’islamisme comme idéologie politique, au profit de la normalisation des partis islamistes comme acteurs légitimes d’une scène politique plurielle (rappelons que la thèse de l’« Échec de l’islam politique » portait sur la crise de l’idéologie islamique,

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Olivier Roy

Philosophe, politologue, spécialiste de l'islam politique.   Après avoir travaillé sur la guerre d'Afghanistan en ayant notamment fait plusieurs séjours dans le pays auprès des Moudjahidines, Olivier Roy se concentre sur l'étude des mouvements politiques islamistes, d'abord en Asie centrale, puis au Moyen-Orient, pour ensuite développer une approche globale des questions de l'islam contemporain.…

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