Pixabay
Dans le même numéro

Jusqu'ici, tout va bien

Face à l’urgence climatique, l’opinion publique s’affole. Pourtant l’immobilisme prévaut, comme s’il était possible de reculer l’échéance.

Sous la pression grandissante d’une partie de l’opinion, en avril  2019, le président de la République se décide finalement à reconnaître un «état d’urgence climatique». En juin, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre ouvre l’éventail des urgences à affronter (économique, sociale, écologique et politique). Ce genre d’échéancier fait facilement recette, car ceux qui rechignent face à une urgence sont non seulement coupables d’immobilisme, mais irresponsables. L’urgence impose – mieux, elle en impose.

Édouard Philippe le soulignait devant les députés : l’urgence «rassemble: c’est elle qui a conduit à l’élection du président, qui [lui] a donné une majorité lors des élections législatives, [et qui a] guidé [le] vote de confiance au Gouvernement il y a deux ans». Un rappel bienvenu, puisqu’il en réclamait un second pour inaugurer le précieux «acteII» du quinquennat. En somme, face à l’urgence, nécessité fait loi. Et de cette nécessité, certains comptent faire vertu.

Ainsi, en juin toujours, des députés profitaient de l’examen du projet de loi Énergie-Climat pour inscrire «l’urgence écologique et climatique

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Tsolag Paloyan

Tsolag Paloyan est l'auteur de Tracts de Crise (N°37) - Derrière la tête (Gallimard, 2020). 

Dans le même numéro

Ce dossier spécial décrit l’expérience de vulnérabilité commune suscitée par l’épidémie, interroge les règles de l’exception qui lui répond et explore les différents imaginaires qu’il sollicite. À lire aussi dans ce numéro : les pressions chinoises sur la recherche, les discours de haine en ligne et un entretien avec Emma Lavigne sur le Palais de Tokyo.


✅  Les articles du dossier sont en accès libre