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Jusqu'ici, tout va bien

Face à l’urgence climatique, l’opinion publique s’affole. Pourtant l’immobilisme prévaut, comme s’il était possible de reculer l’échéance.

Sous la pression grandissante d’une partie de l’opinion, en avril  2019, le président de la République se décide finalement à reconnaître un «état d’urgence climatique». En juin, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre ouvre l’éventail des urgences à affronter (économique, sociale, écologique et politique). Ce genre d’échéancier fait facilement recette, car ceux qui rechignent face à une urgence sont non seulement coupables d’immobilisme, mais irresponsables. L’urgence impose – mieux, elle en impose.

Édouard Philippe le soulignait devant les députés : l’urgence «rassemble: c’est elle qui a conduit à l’élection du président, qui [lui] a donné une majorité lors des élections législatives, [et qui a] guidé [le] vote de confiance au Gouvernement il y a deux ans». Un rappel bienvenu, puisqu’il en réclamait un second pour inaugurer le précieux «acteII» du quinquennat. En somme, face à l’urgence, nécessité fait loi. Et de cette nécessité, certains comptent faire vertu.

Ainsi, en juin toujours, des députés profitaient de l’examen du projet de loi Énergie-Climat pour inscrire «l’urgence écologique et climatique

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