Notes de lecture

LETTRES DU SAHARA

Traduit de l’italien par Christophe Mieschi

mars 2011

#Divers

Le premier ouvrage est un récit de voyage en Afrique de l’auteur du Mépris ; le second, un livre américain culte qui célèbre la vie dans le désert. L’un et l’autre offrent des descriptions exigeantes et précises de ces espaces qui sont pleins (la forêt) ou apparemment vides (le désert). Ce qui permet de réfléchir à la place du désert et de la forêt dans le monde contemporain. Si l’on rappelle avec Jacques le Goff que l’espace communal correspondant à la naissance des villes en Europe ne s’opposait pas à la campagne avec laquelle il était en synergie mais au désert (espace de la spiritualité) et à la forêt (espace de la barbarie, du crime et refuge de la Sorcière de Michelet), on peut saisir les décalages historiques. Du côté du désert, l’utopie des années 1970 où le corps oscillait entre le sexe, la drogue et la spiritualité, il est désormais occupé par la guerre. Mais, à rebours de cela, le livre d’Edward Abbey montre qu’on ne vit pas n’importe comment dans le désert et qu’on ne peut y survivre que si l’on en connaît tous les lieux (le nomade est p

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Arléa, diffusion Le Seuil, 2011
352 p. 20 €