L'Indépendance du Maroc et la France (1946-1956)
Mémoires et témoignage
À l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance
du Maroc, le 30 mars 1956, a
été publié dans ce pays un témoignage écrit
par André de Peretti, acteur et témoin
engagé de ces événements. Cet ancien
contributeur d’Esprit sur les affaires marocaines
(voir notamment son article dans le
numéro d’avril 1947, dont l’éditorial est
resté célèbre : « Prévenons la guerre
d’Afrique du Nord ») rédigea les trois quarts
de ce travail en 1954 à la demande de Jean-
Marie Domenach et de Paul Flamant. En
vue de sa publication, les Marocains ont
demandé à A. de Peretti de compléter ce
18-repe?res-01-2007:Mise en page 1 21/12/06 16:30 Page 211
travail par les deux années qui mirent un
terme au protectorat français sur le Maroc :
la « pathétique » année 1955, et 1956, l’année
de « l’amitié » retrouvée. Peretti appartient
au petit groupe des Français libéraux
qui perçurent bien avant d’autres l’inéluctabilité
de l’indépendance du Royaume. Ils
estimèrent qu’il fallait maintenir, envers et
contre toutes les brutalités de la décolonisation,
des liens d’amitié et de fidélité avec
les Marocains combattant pour leur liberté.
C’est dans cette perspective qu’on lira ce
témoignage fiévreux et passionné sur la
décennie 1946-1956, qu’une solide documentation
épaule constamment.
P. V.
du Maroc, le 30 mars 1956, a
été publié dans ce pays un témoignage écrit
par André de Peretti, acteur et témoin
engagé de ces événements. Cet ancien
contributeur d’Esprit sur les affaires marocaines
(voir notamment son article dans le
numéro d’avril 1947, dont l’éditorial est
resté célèbre : « Prévenons la guerre
d’Afrique du Nord ») rédigea les trois quarts
de ce travail en 1954 à la demande de Jean-
Marie Domenach et de Paul Flamant. En
vue de sa publication, les Marocains ont
demandé à A. de Peretti de compléter ce
18-repe?res-01-2007:Mise en page 1 21/12/06 16:30 Page 211
travail par les deux années qui mirent un
terme au protectorat français sur le Maroc :
la « pathétique » année 1955, et 1956, l’année
de « l’amitié » retrouvée. Peretti appartient
au petit groupe des Français libéraux
qui perçurent bien avant d’autres l’inéluctabilité
de l’indépendance du Royaume. Ils
estimèrent qu’il fallait maintenir, envers et
contre toutes les brutalités de la décolonisation,
des liens d’amitié et de fidélité avec
les Marocains combattant pour leur liberté.
C’est dans cette perspective qu’on lira ce
témoignage fiévreux et passionné sur la
décennie 1946-1956, qu’une solide documentation
épaule constamment.
P. V.