Or noir
Le jeune commissaire Daquin débarque à Marseille en mars 1973 pour prendre son poste à la brigade criminelle. Il a « deux grosses valises et très peu d’expérience ». La ville n’est guère hospitalière : depuis la fin de la French Connection, les clans sont engagés dans une guerre de succession, chaque service de police a ses propres allégeances et les jeunes loups du commerce mondial sont prêts à tout pour conquérir de nouveaux marchés. Dans une cité phocéenne corrompue, les morts sur la route du commissaire racontent chacun un pan de l’économie mondialisée : l’héroïne, le transport maritime, le trafic d’armes, le pétrole et le marché de l’art. Les indices s’accumulent, mais peinent à dessiner un tableau cohérent, entre la violence des assassinats et la complexité des montages financiers. Cette période de transformations économiques éclaire les réalités du monde contemporain. Le commissaire prend le temps de cuisiner des mets fins et s’accorde quelques caresses clandestines avant de repartir sur le front de « la guerre sale, la guerre d’aujourd’hui ».
J. C.