LES CONDITIONS DE L’INTELLIGIBILITÉ ET LE PROBLÈME DE LA CONTINGENCE
Nicolas Monseu, professeur à l’université de Namur, explique pourquoi ce mémoire de maîtrise soutenu en 1925 par Gaston Berger (1896-1960) mérite d’être édité : on y trouve, écrit-il, ce qui permettra à l’auteur de fonder plus tard la prospective, sachant que celle-ci « se veut d’abord une attitude philosophique engagée, inscrite dans l’épaisseur même du présent et dans sa contingence ». Philippe Durance, professeur au Cnam, décrit les conditions intellectuelles de la rédaction de ce travail sous la direction de Maurice Blondel, alors enseignant à l’université d’Aix-en-Provence. Il s’agit de la suite d’un précédent travail intitulé « Liberté individuelle et solidarité sociale », dans lequel le jeune Gaston Berger souhaitait combiner la réflexion à l’action. Ce dernier thème a fait l’objet d’un ouvrage de Blondel, publié en 1893, qui invitait à lire Maine de Biran, à qui l’on attribue l’aphorisme « je veux donc j’existe », repris et développé dans ce mémoire inédit que le chorégraphe Maurice Béjart, fils du philosophe, souhaitait voir publié. Voilà qui est fait, avec des notes éclairantes de Philippe Durance et de Nicolas Monseu, qui viennent compléter celle de l’étudiant. En complément, trois lettres de Gaston Berger à Maurice Blondel sont publiées, ainsi que les observations en retour de celui-ci.
T. P.