Décryter le monde aujourd'hui
La crise de la géographie
Paris, Autrement, 2006, 208 p., 19 e
Ce livre part d’un constat et témoigne d’une inquiétude. Comment ne pas observer en effet que la géographie, la compréhension et la cartographie du visible, joue un rôle moteur aujourd’hui ? Comment ne pas voir que la mondialisation, alors même que l’histoire (nouvelle ou pas !) est une discipline phare en proie aux excès mémoriels et au présentisme (F. Hartog), ne renvoie plus guère à des représentations du futur, à une dimension géographique et territoriale « manifeste ». Tel est bien le paradoxe contemporain : les mutations actuelles invitent à devenir un peu plus et mieux des géographes, mais nous ne le sommes guère pour des raisons liées à l’enseignement et aux médias. Mais ce n’est pas parce que nous manquons de journalistes compétents (J.-C. Victor et son émission Cartes sur tables en sont une preuve indiscutable) ou de géographes de qualité (Lussault, Lévy…), c’est même tout à fait l’inverse.
O. M.
Ce livre part d’un constat et témoigne d’une inquiétude. Comment ne pas observer en effet que la géographie, la compréhension et la cartographie du visible, joue un rôle moteur aujourd’hui ? Comment ne pas voir que la mondialisation, alors même que l’histoire (nouvelle ou pas !) est une discipline phare en proie aux excès mémoriels et au présentisme (F. Hartog), ne renvoie plus guère à des représentations du futur, à une dimension géographique et territoriale « manifeste ». Tel est bien le paradoxe contemporain : les mutations actuelles invitent à devenir un peu plus et mieux des géographes, mais nous ne le sommes guère pour des raisons liées à l’enseignement et aux médias. Mais ce n’est pas parce que nous manquons de journalistes compétents (J.-C. Victor et son émission Cartes sur tables en sont une preuve indiscutable) ou de géographes de qualité (Lussault, Lévy…), c’est même tout à fait l’inverse.
O. M.