Une colère noire. Lettre à mon fils
Trad. Thomas Chaumont, préface d’Alain Mabanckou
L’auteur exprime sa révolte contre la « destruction des corps noirs », pratique ininterrompue depuis la fondation de son pays. De là naissent une peur et un sentiment de dépossession que Coates s’attache à décrire après en avoir fait l’expérience, depuis son enfance dans les quartiers de Baltimore où il apprend à se protéger, pendant ses études à l’université de Howard à Washington – où il découvre les auteurs qui marqueront sa vie – et dans les débuts de sa vie de père. Ta-Nehisi Coates s’adresse directement à son fils, jetant ainsi un pont entre des générations qui peinent parfois à se réunir face au « rêve blanc » de la société américaine.
Étienne Dignat